Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie (extrait)

Nos décisions :

Nous avons décidé trois séries de mesures lors de notre Assemblée plénière de mars 2021. Elles s’inscrivent dans une démarche générale destinée à franchir une étape décisive dans la reconnaissance de ces violences et la lutte contre ces abus.

 

1.- Des mesures concernent notre relation avec les personnes victimes : nous
devons et nous voulons les aider, humblement, dans les étapes et les moyens qui leur permettront d’avancer dans leur chemin de vie et de reconstruction. D’où les décisions de :

  • continuer à travailler régulièrement avec les personnes victimes ;

 

  • ¨ sensibiliser et former de manière régulière à l’accueil et à l’accompagnement humain et spirituel des personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’Église ;

 

  • ¨ proposer aux personnes victimes un secours financier qu’une instance

 

  • d’assistance indépendante sera chargée d’attribuer dans la limite de nos moyens, selon les besoins exprimés par chacune de ces personnes ;

 

  • ¨ améliorer la formation initiale et continue des prêtres et de tous les acteurs pastoraux, surtout ceux et celles qui travailleront auprès des jeunes ;

 

  • ¨ améliorer nos moyens de suivre et d’accompagner les prêtres coupables dans les différents moments de leur vie ;

 

  • ¨ créer un lieu qui gardera vive la mémoire des faits commis et de la manière dont les personnes agressées ont pu vivre cette épreuve. Ce que les personnes victimes demandent le plus est l’assurance que l’Église travaille vraiment pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Le lieu mémoriel sera donc aussi un lieu pédagogique pour former les générations futures à la vigilance sur les dérives possibles du pouvoir spirituel ;

 

  • ¨ consacrer une journée à la mémoire de ces faits et à la prière pour les  personnes victimes, chaque année, le 3ème vendredi de Carême.

 

2.- Des mesures visent au renforcement de nos procédures de justice canonique. Celles-ci ne dispensent pas du recours à la justice étatique. Nous avons décidé de mettre en place un tribunal pénal au niveau national pour disposer des moyens nécessaires afin d’agir avec une efficacité qui a pu faire défaut jusqu’à présent.

3.- Des mesures concernent l’organisation de la Conférence des évêques et s’ajoutent à celles prises depuis 2016 : nous mettrons en place un Service dédié « à la promotion de la vigilance et à la formation à la juste relation pastorale » ainsi qu’un Service national d’écoute.

Conférence des évêques de France

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