Quelle Europe voulons-nous ?

           Dimanche 26 mai se tiennent les élections européennes. S’il est peut-être parfois difficile de comprendre ce que l’Europe apporte, ces élections sont justement l’occasion de nous reposer la question de l’avenir de l’Europe. Voter fait alors par e des moyens mis à notre disposition pour apporter notre voix. L’évolution récente des conflits dans notre société montre que leur issue oblige à passer par ce processus démocratique.

Les défis européens : de la guerre à la paix vers une Europe unie

——-Ce 8 mai, comme le 11 novembre, nous rappellent que signer un armis ce ne veut pas dire signer l’arrêt de toute guerre. Puisqu’en 1919 et après, les européens étaient pris dans des esprits de revanche, rien n’a pu éviter après 20 ans le conflit d’éclater à nouveau. En 1945 et depuis, c’est une autre perspective qui est heureusement enclenchée et qui nous donne, depuis pratiquement 75 ans, de vivre en paix entre les pays européens parce qu’ils se sont rapprochés.

——-Le conseil permanent des évêques de France nous rappelle qu’il « ne s’agit pas de s’enfermer dans un schéma – pour ou contre l’Europe – mais de dire quelle Europe nous voulons, le modèle économique, social, culturel et spirituel qui nous semble le plus adapté pour notre continent aujourd’hui. …Pour aller vers une vision de l’homme et de la société qui com- porte un grand nombre de valeurs et de principes communs entre nos pays (droits humains, respect de la personne, solidarité et recherche d’un bien commun), dont beaucoup sont issus du christianisme. » Le Pape François dans un colloque tenu le 28 octobre 2017 à Rome, « Repenser l’Europe », confirme l’importance de ce sujet pour les chrétiens : « personne et communauté sont donc les fondements de l’Europe que, en tant que chrétiens, nous voulons et pouvons contribuer à construire. Les pierres de cet édifice s’appellent : dialogue, inclusion, solidarité, développement et paix. »

La responsabilité de chaque chrétien

——-Il est évident que personne ne dira ce qu’il faut voter. Mais, parce que « le monde moderne apparaît à la fois comme puissant et faible, capable du meilleur et du pire, et le chemin s’ouvre devant lui de la liberté ou de la servitude, du progrès ou de la régression, de la fraternité ou de la haine » (Concile Vatican II, l’Église dans le monde de ce temps, 9), notre engagement de chrétien donc de citoyen est d’apporter ainsi notre contribution à la construction européenne et donc aussi celle d’un monde plus uni.

Bon vote et Joyeuses Pâques.

Michel Leroy, curé

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