Pâques… de la mort jaillit la vie

… C’est une loi de la nature : il faut un hiver pour qu’il y ait un printemps… il faut que la semence pourrisse en terre pour que germe le bourgeon.
… C’est l’expérience humaine que nous vivons fréquemment. En effet

Écouter : c’est taire ses soucis, ses projets, pour permettre à

l’autre de vivre en étant écouté, et cela fait vivre celui qui écoute.

Partager : c’est perdre un peu de son avoir pour offrir à l’autre un plus de vie, et cela fait vivre celui qui partage.

Accueillir : c’est renoncer à ce que l’on avait prévu pour

permettre à celui que l’on accueille d’être vivant, et cela fait vivre celui qui accueille.
L’essentiel n’est pas de se taire, de perdre, de renoncer, c’est de vivre et de faire vivre, mais cela passe par un certain nombre de morts à soi-même, un certain nombre de « passages ».

En donnant sa vie, le Christ a donné la plus grande preuve d’amour, c’est ce qui l’a rendu vivant, et nous permet de vivre. Il n’y a pas de matin de Pâques sans Vendredi Saint. « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » dira le Ressuscité aux deux disciples sur la route d’Emmaüs, telle est sa Pâque.

Peut-être faisons-nous en ce moment une expérience de mort, de silence, de renoncement, d’abandon, de découragement, levons les yeux vers le crucifié, il n’y est resté que trois heures, il est vivant et nous entraîne dans sa résurrection.

Que la fête de Pâques soit pour chacune et chacun d’entre nous la fête de l’espérance.

Gérard Naslin,

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