L’Épiphanie 6 janvier

Le mot « épiphanie » est un mot d’origine grecque qui signifie « manifestation » et qui désigne pour les catholiques la manifestation de Dieu en Jésus Christ.

Dans la tradition latine, la solennité de l’Épiphanie célèbre plus particulièrement l’évocation des Mages venus d’orient à Bethléem pour adorer l’Enfant dont la naissance leur a été indiquée par une étoile (Mt 2, 1-2) :

 “Ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.”. L’or pour sa royauté, l’encens pour sa divinité, la myrrhe, parfum utilisé pour embaumer les défunts, pour annoncer sa mort.

En Occident, la Tradition a voulu que les Mages soient trois, comme le nombre de leurs présents. Ce chiffre symbolisera par la suite les trois continents connus à l’époque – l’Europe, l’Asie et l’Afrique – et les âges de la vie – le vieillard, l’homme mûr, le jeune homme imberbe. Les prénoms de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle, sans que l’on en connaisse l’origine avec exactitude.

À l’image de l’astre qui les a guidés, leur apparition dans le Nouveau Testament est fugace. Les Mages «venus de l’Orient» se prosterner devant Jésus à Bethléem, reconnaissant en ce nouveau-né «le roi des juifs», n’apparaissent en effet que dans l’Évangile de Matthieu (2, 1-12). Et pourtant, ces mystérieux personnages ont considérablement marqué et influencé notre imaginaire : sarcophages, gravures, peintures, contes, folklore, jusqu’à la populaire «galette des rois» et sa fève…

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