4ème dimanche de Carême
Saint Pierre de l’Océan

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (9, 1-3  ; 6-7 ; 11)

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. (…). Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait (…). L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, m’en a enduit les yeux…je me suis lavé et j’ai vu.

Méditation

Imaginons cette scène : au bord de la route, un homme aveugle depuis la naissance est assis à longueur de jour, se lamentant et mendiant quelques piécettes. Certaines personnes, mues par la compassion laissent tomber une pièce de monnaie dans son bol, pensant en eux-mêmes « Pauvre diable, vraiment il doit être un grand pécheur ». Les disciples, bien qu’ils aient entendu les paraboles de miséricorde de Jésus, se demandent aussi si le malheur de cet homme n’est pas une punition. Voulant éviter un jugement rapide, ils proposent une autre possibilité : peut-être que ce sont ses parents qui ont fauté ?

Combien de fois, quand les malheurs arrivent, nous nous demandons si Dieu nous aime vraiment, s’il nous a oubliés, s’il se soucie vraiment de ce qui nous arrive. La réponse de Jésus à ce manque de foi est aussi directe que réconfortante : « Ni lui, ni ses parents ». Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui.

« Pour proposer une relation saine avec la création comme dimension de la conversion intégrale de la personne, souvenons-nous du modèle de Saint François d’Assise. Cela implique aussi de reconnaître ses propres erreurs, péchés, vices ou négligences, et de se repentir de tout cœur, de changer intérieurement […]. » Laudato Si’ & 218.

En ce temps de carême, quel geste de charité puis-je mettre en œuvre ? Ce sont les œuvres de miséricorde rappelées par le Pape François. Quelques exemples : conseiller ceux qui sont dans le doute ; enseigner les ignorants ; avertir les pécheurs ; consoler les affligés ; pardonner les offenses ; supporter patiemment les personnes ennuyeuses ; prier Dieu pour les vivants et pour les morts. Par où commencer? Par le choix d’un geste précis et concret dans les exemples ci-dessus à faire cette semaine.

Quelques intentions de prières

  • Pour les malades et ceux qui souffrent, que la puissance du Christ illumine leur foi, ainsi que pour les personnels soignants, prions le Seigneur.
  • Pour les catéchumènes que Dieu a appelés : qu’ils demeurent saints en sa présence et qu’ils soient témoins authentiques, prions le Seigneur
  • Pour notre diocèse de Nantes : pour que Dieu lui donne le pasteur dont il a besoin pour marcher fidèlement sur les chemins de l’Évangile, et qu’il prépare nos cœurs à l’accueillir dans la foi.

Notre Père

 

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